- Nouvelles en vrac

Nouvelles en vrac

    Les éditions de Laure Lie

Parce l'âme est une pellicule sensible.
Parce que rien n'est tracé d'avance et que rien n'est plus irréversible que la mort, alors, laissons les mots peindre nos maux, ceux qui sont en dedans enfouis, loin, cachés au plus profond et que l'on n'ose regarder.
Parce que l'on juge toujours trop tôt, toujours trop vite, les petites parcelles du visible suscitant mille et une interprétations.
Parce que la vie n'est ni plus ni moins qu'une histoire de fil et de failles.
Parce que, si l'on écoute mieux, la langue se délie.
Parce si l'on y regarde de plus près, elle nous relie à d'autres histoires, faites de délicates touches de couleurs ou d'impressions tenaces, d'émotions pures, de vibrations et d'espoirs.

vendredi 14 novembre 2008

En désaccord majeur

CHAPITRE 2

Il ne sait déjà plus s’il vient de quitter du ballast ou un tarmac. Incroyablement petit il se sent, imperceptible dans cette gare, à moins qu’il ne s’agisse de l’accès à un aéroport.

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mardi 4 novembre 2008

Et puis quoi encore…

Chemin faisant, je fais le tour. Le tour de quoi ? Le tour de moi. Et tout autour, il y a quoi ?

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lundi 6 octobre 2008

Immaculée (3)

CHAPITRE VIII

Aujourd’hui, je me sens assez solide pour le présenter à Romain.

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vendredi 3 octobre 2008

Esperanza

C’est sans doute parce que l’esperanza manque, parfois, que plus rien n’avance, que tout rouille, s’enraye, s’encrasse, dans les limbes d’un cerveau que la lassitude a rendu paresseux, presque gréviste de tout !

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dimanche 31 août 2008

C’est pas moi, c’est l’autre !

C’est pas ma faute ! C’est elle qui n’est pas facile à vivre, c’est lui qui râle tout le temps ! Et si de temps à autre, on allait loyalement gratouiller...

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mercredi 20 août 2008

Ma colline (3)

Un matin d’été, là-haut, derrière cette colline, le ciel s’est enflammé différemment, d’un feu jaune presque verdâtre, comme sali par la cendre. Je n’ai pas compris tout de suite. Adrien, lui, savait.

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samedi 9 août 2008

Immaculée (2)

CHAPITRE III

Il est là, juste à côté d’elle ; il s’approche, doucement, sans bruit. Ce ne sont pas seulement ses doigts qui saisissent les siens, son bras qui enveloppe ses épaules, non, c’est tout son être qui, sans bouger, juste à côté, étreint le sien. Les deux corps sont pudiques et voluptueux. Leurs regards se lisent, sans mots. La chaleur douce qui s’empare d’eux coule dans l’ondulation de leurs cœurs, dans leur sang qui irrigue une plénitude oubliée mais dont le vague souvenir surgit des profondeurs de leurs âmes.

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lundi 4 août 2008

Il fait gris, il fait pluie…

Gris.

Nuages.

Maussade.

Ciel de plomb.

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mardi 29 juillet 2008

Ma colline (2)

...Là-haut, sur les hauteurs, plus près du ciel, à portée des étoiles, j’ai aimé.

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lundi 28 juillet 2008

Ce matin...

Ce matin un mot est passé, a grandi. Comme germe chaque graine, chaque semence depuis que le monde est monde.

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lundi 21 juillet 2008

La troisième fenêtre en partant de la droite

CHAPITRE 25

Qu’a-t-elle déjà feuilleté ? Libération…quelques pages du Monde…Pour le reste, des résonances lui viennent à l’esprit : France Soir, La Tribune, l’Humanité…Mais ce ne sont là que des mots vains, vides de sens. Et puis il y a la presse régionale, qui peut-être aura fait plus grand cas de l’affaire.

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mercredi 16 juillet 2008

Départ

Puisque, décidément, l'être humain ne possède pas le don d'ubiquité, il n'est rien de plus sombre que l'attachement qui nous vide lorsqu'une moitié nous quitte, lorsque deux chemins ne se croisent plus.

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mercredi 9 juillet 2008

Immaculée

CHAPITRE I

On dit que les premiers souvenirs remontent à l’âge de trois ans. Pour moi, c’est faux. Ou alors j’étais en retard, ou un cas atypique… C’est peut-être pour cette raison que je suis ici, dans cette pièce éblouissante de blancheur. Les murs sont blancs, le sol et le plafond sont blancs ; le lit est blanc.

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Ma colline

Là-haut, il y a la colline.

Là-haut se trouvent mes plus belles années, au milieu des herbes folles. Au milieu d’elles, j’ai grandi.

Mon impatience, ma soif de voir et de savoir, m’ont menées très tôt là-haut, lorsque j’étais encore une petite fille. Qu’y avait-il au-dessus, derrière la colline ?

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